Le petit carnet de Maxence

Le temps s'écoule entre déco & jardin

30 avril 2008

Renaissance

Je_vous_raconte


RENAISSANCE
 
Sous ce mot j'imaginais une très grande ouverture d'esprit puisque c'était une période de rénovation littéraire, artistique et scientifique qui inondait le quattrocento italien.
Mais prenez place que je vous conte ma découverte .
Je suis en train de lire une autre biographie sur Léonard de Vinci.
Vous savez sans doute que Léonard de Vinci était le fils naturel du sieur Piero da Vinci, notaire, et d'une certaine Caterina.
Mais ce que vous ignorez peut être c'est que Léonard du fait de sa bâtardise ne pouvait prétendre au métier de son père. La corporation des juges et des notaires refusait l'accès de cette noble profession aux enfants naturels ainsi qu'aux fossoyeurs, aux prêtres, aux criminels même repentis. C'est dire à quel niveau étaient ces enfants nés hors mariage.
Les métiers de médecin ou d'apothicaire lui étaient également interdits, donc aucune raison de lui faire faire des études et de l'envoyer à l'université.

J'avais lu de nombreux auteurs qui m'avaient laissé croire que le terme de bâtard dans l'Italie de la Renaissance n'était pas déshonorant. Les bâtards dans les cours italiennes étaient légion et avaient de nombreux droits. On citait souvent le roi Ferrante de Naples (fils d'Alphonse V d'Aragon), le peintre Filippino Lippi ( fils de peintre mais surtout moine débauché), l'architecte Léon-Battista Alberti comme de très célèbres enfants nés hors mariage.
S'il est exact que la situation les enfants illégitimes en Italie fut meilleure que celle de ceux nés dans les autres pays de l'Europe il n'en restait pas moins qu'elle était différente suivant que le père de cet enfant appartenait à la noblesse, à une famille puissante, au peuple ou pire encore à la classe moyenne. Les choses sont toujours plus compliquées chez les bourgeois (classe intermédiaire) que chez les puissants ou dans le peuple.

Pour conserver ses prérogatives, se distinguer, se protéger la bourgeoisie s'inventait des règles méprisées par la classe au-dessus d'elle, la Noblesse, et ignorées par la classe en dessous d'elle, le Peuple. A Florence le système des corporations appelées des ""Arts"" faisait alors une distinction entre les Arts Majeurs (professions nobles) et les Arts Mineurs (petits métiers).

Les Arts Majeurs étaient l'âme de la cité. La ville leur devait sa prospérité. Il y avait l'Art des marchands ou drapiers, puis l'Art de la laine, l'Art de la soie, l'Art des peaussiers. Venait  ensuite l'Art des changeurs ou banquiers à qui Florence devait  l'expansion de son commerce extérieur.  Puis l'Art des médecins, des apothicaires et des merciers qui avait le monopole des épices du Levant, des drogues, les pigments, les huiles. Bref toutes les matières qui servaient aux peintres d'où le fait que longtemps la corporation des peintres fut subordonnée à celle des merciers. Il y avait également l'Art des juges et des notaires (ou scribes de l'argent) qui du temps de Léonard de Vinci occupait le premier rang dans la hiérarchie des Arts.

Venaient ensuite et loin derrière les autres arts, les Arts Mineurs, ceux qui ne permettaient pas d'élévation sociale notable. L'Art le plus méprisé était celui des Boulangers car la corporation la plus accessible par n'importe qui.

Chaque individu à cette époque devait obligatoirement figurer sur le registre matricule d'une corporation. Il n'y avait donc aucun mérite à faire partie d'un Art.

Ce pauvre enfant qu'était Léonard de Vinci à quatorze-quinze ans, parce que bâtard, avait bien peu de choix quant à son avenir.
Heureusement qu'il était doué pour le dessin.  Mais ce fut un traumatisme bien lourd à porter une vie durant.

Quelle était l'origine sociale des autres peintres à cette époque ?
Ces peintres n'étaient pas des enfants de bourgeois comme Léonard de Vinci.
Mantegna était fils de paysan
Paolo Ucccello était fils de boucher
Botticelli était fils de tanneur
Giuliano de Maiano était fils de tailleur de pierre
Pollaiuoli, pire encore, était fils de marchand de volailles
Pérugin débuta comme domestique
D'autres étaient fils de peintres sculpteurs ou d'orfèvres tels que :
Ghiberti, Raphaël, Piero di Cosimo.
Rares furent ceux qui d'un niveau élevé descendirent à celui de peintre :
Alesso Baldocinetti et Michel Ange.

LdV

Léonard de Vinci tel qu'il devait être à l'âge de 15 ans lorsqu'il entra en apprentissage chez Andréa Verrocchio.

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29 avril 2008

60 ans

 

 

dessin_de_pirsch_1927


On devient jeune à soixante ans.

Malheureusement c'est trop tard.

Pablo Picasso

Posté par Maxence29 à 14:20 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

Le temps des desserts

violettes

Avec les violettes dans le jardin arrive le temps des desserts.

Marmelade de violettes

1,5 kg de violettes, 3kg de sucre, 500 g de gelée de pommes
Eplucher et laver les violettes, les broyer au mortier ou mixeur. Faire cuire le sucre à 38°C avec 2 cuillerées à soupe d'eau. Verser sur la pulpe des fleurs. Ajouter la gelée de pommes. Bien remuer. Faire frémir. Retirer du feu. Laisser refroidir et mettre en pots.

Violettes cristallisées

20 violettes parfumées, 1 blanc d'oeuf, 100g de sucre cristallisé.
Battre le blanc d'oeuf en neige. Déposer le sucre dans une assiette. Tremper les violettes dans le blanc d'oeuf puis dans le sucre.  Déposer au fur et à mesure sur une plaque garnie de papier sulfurisé. Mettre au four thermostat 30° pendant 1 heure. Après ce temps vérifier que les fleurs sont bien cristallisées et les sortir délicatement du four.


c_193


Posté par Maxence29 à 16:10 - Recettes cuisine - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La chasse est ouverte


schnecken005___7_nov   schnecken005___7_nov
escargot11


Comme chaque année escargots et limaces se délectent des jeunes pousses.
Si l'escargot est sourd comme un pot et ne voit qu'à 6mm de lui, il n'en est pas moins un animal vorace avec les 20000 dents sur sa langue. 
Pas question que mes iris servent de gourmandises.
J'ai déjà répandu de la cendre du bois -à forte causticité-
(qu'il faut renouveler après chaque pluie !)
et cette année j'ai ajouté une barrière de petits morceaux de coquilles d'oeufs.
Cela devrait dans un premier temps les éloigner mais surtout les étouffer s'ils persévèrent à vouloir franchir la ligne de démarcation.

escargot_gourmand
Il y a bien le truc des petites coupelles remplies de bière,
vu la taille de mon jardin, il faudrait auparavant que j'obtienne la licence de débit de boissons.
Je préfère garder précieusement mon cocktail bière + sirop
pour les guêpes.

snaillineyyyyyy


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Mes fleurs blanches de Mirabellier

Premières au jardin

mes "Mirabelles"

mirabelle

D'origine orientale puisqu'elle nous vient du temps des croisades comme beaucoup d'autres prunes (telle que la prune d'Ente ou pruneau d'Agen),
La Mirabelle aurait été rapportée par le Duc d'Anjou et de Lorraine René 1er, elle aurait été cultivée en premier dans le midi. On trouve la trace de son existence en 1628 dans le "Catalogue des arbres cultivés dans le jardin du sieur Lectier" et en 1649 dans le "Janua linuarum" de Comenius.
Pour celles qui ont la questche d'Alsace, leur prune serait plus ancienne puisque déjà connue au temps des romains.

mirabelle_3

Peu m'importe, la mirabelle "mirabilis" ou "belle à voir" met de l'or dans mon jardin.

C'est pas le tout,
il va falloir comme chaque année espérer que les pluies ne soient pas diluviennes (or l'orage gronde depuis hier soir), les gelées peu présentes et surtout les oiseaux moins gourmands.




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26 avril 2008

mode ancienne


Ce sont les vacances !

Le beau temps est au rendez-vous.

Vite,

des tenues de circonstance.

tenue_1891

Le Moniteur de la Mode en 1891

Posté par Maxence29 à 20:45 - Brocante - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2008

Petites clochettes roses

Quelques jours de temps plus clément
et mon muret se couvre de clochettes roses.

Erica_2

Mes Erica ou Calluna ou encore Daboecia trois genres appelés communément Bruyères. 

L'Erica (cinerea) se nomme "Grondin" en forêt d'Orélans, "Grelin" en Sologne, "Bell Heather" en Angleterre.

erica_1

Toute nouvelle hybridation d'Erica est répertoriée par The Heather Society faisant partie de la Northern Horticultural Society. Si vous mariez vos bruyères pour en faire de nouvelles variétés vous savez maintenant où envoyer un exemplaire de votre production.
Plus simplement vous pouvez vous amuser à bouturer ou marcotter celles que vous possédez.
Il y a autant de sortes de bruyères que de sols, vous pouvez donc toutes en profiter. Il ne vous restera plus qu'à choisir la période de floraison qui vous intéresse et le coloris.
Vous trouverez une gamme qui va de l'améthyste, mauve, lavande, lilas blanc, rubis, cerise, rose saumoné, rose, rose rouge, pourpre, lilas rose, héliotrope, cramoisi, magenta, saumon jusqu'à rose coquillage !

bruy_re

Posté par Maxence29 à 11:00 - Jardin - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2008

Etes-vous Pélargomanes ?

Copie_de_Pelargonium_blattariumpelargonium_eriostemongeranium_lanuginosum


Jusqu'à la moitié du XVIème siècle les plantes cultivées dans les jardins en Europe provenaient de l'Europe et de la région méditerranéenne, et la diversité ne manquait pas! Les passionnés de l'époque élisabéthaine s'intéressaient aux variétés à fleurs doubles, à leurs déformations curieuses et aux couleurs multiples.

(acanthes aux multiples teintes, ancolies rayées, muguets rouges et roses, formes doubles pour giroflées et soucis, primevères aux motifs insolites, etc...)

En 1560 il y eut la première grande vague d'introduction de plantes en provenance de l'Empire Ottoman avec crocus, perce-neige, erythroniums (oui, allez les voir sur google-images) , ornithogales (ou Dames de 11 heures), cyclamen, jacinthes, lis, fritillaires, renoncules, nigelles, physalis, lilas, hibiscus, lychnis, les premiers rosiers jaunes et les fameuses tulipes. Cela grâce à Ogier Ghiselin de Busbecq, ambassadeur du Saint Empire romain germanique qui se trouvait à Constantinople de 1554 à 1562. Ces fleurs n'étaient pas seulement destinées au jardin, certaines étaient destinées à des expositions. Au XVIIème et XVIIIème, d'abord en Angleterre, puis en Europe, des sociétés concouraient pour la production et l'exposition de nouvelles variétés.

(Et ce pour huit catégories :tulipes, jacinthes, primevères auricules, primevères plyanthus, oeillets, oeillets mignardise, anémones, renoncules)

Alors que quelques plantes avaient été introduites d'Amérique du Nord avant 1600, l'afflux des espèces du Nouveau Monde débuta vers 1620 amenant : tradescantias, trillums, rudbeckias, spirées, asters ou vigne vierge de Virginie.

Les plantes du sud de l'Afrique mirent plus de temps pour rejoindre l'Europe. Il fallut attendre que la Compagnie Hollandaise des Indes installe un établissement permanent au Cap pour que les bateaux ramènent dans leurs cales le premier spécimen de Pélargonium dit Geranium indicum noctu odoratum (ce qui se traduit en :Géranium des Indes odorant pendant la nuit) ou aussi nommé "Pelargonium Triste". En 1633 on le trouve cité dans une édition révisée de l' "Herbier" de Gerard par Thomas Johnson qui, (accrochez vous correctement), l'avait vu dans le jardin d'un botaniste et collectionneur  britannique John Tradescan le Jeune, qui lui-même l'aurait tenu d'un horticulteur français un certain MORIN. (non ce n'est pas Vil Morin même si on aurait sûrement pu en trouver dans la boutique du botaniste Philippe Victoire de Vilmorin dès 1770 à Paris, c'était dans "La Nouvelle Maison Rustique" en 1760 que l'on trouvait déjà plusieurs sortes de Pélargoniums y compris avec feuillage panaché).

geranium_triste

Pourquoi ce nom Pelargonium ?
Cela vient toujours du grec, donc Pelargos qui signifie Cigogne.

Et pourquoi Geranium des Indes ou Pelargonium Triste ?
C'est là que l'histoire l'histoire se complique !

Lorsque le premier pied de cette plante arriva par la Compagnie des Indes il fallut lui donner un nom en le décrivant. Il existait déjà en Europe des géraniums vivaces qui devaient leur nom au grec Geranos ce qui veut dire Grue. Si vous regardez les fruits de cette plante cela ressemble au bec de cet oiseau. Le premier à employer ce mot fut le grec Dioscorides, médecin grec qui publiait un ouvrage "De Materia Medica" dans lequel il décrivait et nommait avec le nom populaire les plantes qu'il utilisait.

Le nouvel arrivant lui ressemblait étrangement et avait le même genre de fruit,.. donc en avant pour "Geranium" et comme on pensait qu'il venait des "Indes" par la Compagnie des Indes autant associer les deux noms "Géranium et Indes". Il fallait le décrire un peu plus alors,.. en avant pour "odorant pendant la nuit".

Mais, plus les bateaux étaient nombreux, plus de nouveaux géraniums des Indes arrivaient, pas tous identiques. Alors il fallut revoir la copie et donner un nouveau nom à ce groupe. Le Cap n'étant pas aux Indes et les fruits de ces plantes ressemblant à des becs de cigogne, en 1732 Johann Jacob Dillen, dit Dillenius, botaniste britannique d'origine allemande (1684-1747), eut l'idée mais sans l'appliquer que l'on pourrait les classer dans une rubrique du nom de : PELARGONIUM , cela suivant la classification de notre botaniste d'Aix-en-Provence Joseph Pitton deTournefort (1656-1708). Vous savez le monsieur qui donna leur nom aux Capucines.

Mais c'était trop simple !

Notre cher Carl Linné, (le botaniste suédois dont vous avez vu le portrait peint par Alexandre Roslin autre suédois), il avait vu le travail de Dillenius en 1736 à Oxford,... mais avait prévu une tout autre classification qui veut qu'une plante se définisse par un nom du genre et un adjectif. D'autre part, en botanique, l'usage veut que c'est le premier qui fait une description complète qui fasse autorité. Donc Carl Linné le met à nouveau dans le genre GERANIUM tout comme les vingts autres pélargonium en circulation à cette époque.
herbier_de_linn__pelargo_triste
Herbier de Linné
: le Geranium Triste

Mais les géraniums-pelargoniums se faisant de plus en plus nombreux et les variétés cultivées également, il fallut réagir. Il fallut commencer à trier entre toutes ces plantes qui se ressemblaient et classer entre les vrais et les faux géraniums, les pélargoniums, les érodiums, les monsonia et les sarcocaulons,... cela en se fondant sur la forme des fleurs, puis en créant des sous groupes en fonction du feuillage ainsi que d'autres caractéristiques.

Charles Louis L'Heritier de Brutelle, un magistrat français aimant la botanique, tiendra un herbier de 8000 espèces de plantes et surtout publiera en 1792 un ouvrage Geranologia dans lequel il faisait la distinction entre les géraniums, les pélargoniums et les érodiums. (Il s'adjoindra les talents du dessinateur le jeune Redouté pour les illustrations de ces plantes) Lorsque vous verrez le terme "geranium" dans un livre de botanique il sera toujours associé à celui de Charles Louis l'Heritier de Brutelle car il fut le premier à l'avoir décrit correctement alors que tant d'autres à la même époque l'ont simplement cité dans de longues listes de plantes.

Un botaniste espagnol précepteur des enfants de l'ambassadeur de la couronne d'Espagne à Paris de 1777 à 1789 s'y emploiera également; son nom : Antonio José Cavanilles.

Pelargonium_semitrilobum

Comme dans les grandes réunions de famille, plus on est nombreux moins on sait, qui est qui, et qui descend de qui ! On se doit alors de se promener avec un arbre généalogique sous le bras.

Nous voilà donc en botanique avec une nouvelle classification, notre plante astringente et aromatique appartient à : une grande famille les Dicotylédones, hermaphrodites qui comprennent environ 750 espèces, elles mêmes réparties dans 25 Genres, qui se divisent en sept Tribus dans l'ordre des Géraniales
Histoire de rire je vous mets le jeu des 7 tribus dans l'ordre des Géraniales.

Tribu 1 - les géraniacées avec les genres : biebersteinia, monsonia, sarcocauton, geranium, erodium
Tribu 2 - les pélargoniées avec les genres : pélargonium, tropaeolum,
Tribu 3 - les limnanthées avec les genres : limnanthes
Tribu 4 - les vivianées avec les genres : viviana
Tribu 5 - les wendtiées avec les genres :balbisia
Tribu 6 - les oxalidacées avec les genres : oxalis, biophytum, avverhoa,
Tribu 7- les balsaminées avec les genres : impatiens, hydrocera, tytonia

Dès 1981 de 7 tribus on passe à 5 tribus avec les balsaminacées, oxylidacées, limnanthacées, tropaeolacées, et les géraniacées (comprenant les géraniums et pélargoniums).

Et dans le genre pélargonium on trouve les espèces suivantes : graveolens (odorant), ×hybridum (hybride), inquinans, peltatum (lierre), zonale. Puis dans les espèces on trouve des sections et dans les sections des variétés. Ouf j'arrive au bout.

Vous avez tout suivi, tout bien compris,... et bien toute cette classification était encore valable jusqu'en 2003 mais maintenant avec l'ADN tout change à nouveau si bien que notre brave Linné y perdrait son latin.

Et notre pélargonium où est-il dans tout cela?

Avec la révolution de l'ADN, dans l'ordre des Géraniales, notre pélargonium appartient encore aux Géraniacées avec pour compagnons les : geranium, erodium, dirachma, biebersteinia, monsonia, sarcocaulon.

Nos Géraniacées fréquentent maintenant d'autres familles telles que Ledocarpaceae (balbisia, wendtia, rhynchotheca), Melianthaceae (bersama, mélianthus), Vivianiaceae (viviania).

(Fini le cousinage avec les balsaminacées, oxylidacées, limnanthacées, tropaeolacées qui ne sont plus dans l'ordre des Géraniales. Certains classeront même les biebersteinia dans l'ordre des sapindales)

 

Notre pélargonium pourrait encore très "simplement" se nommer

(variété) Exstipulatum (Cav.) L'Herit. de (section) Reniformia de (genre) Pélargonium de (famille) Géraniacées de (classe) Dicotylédones appartenant royaume des plantes vasculaires à fleurs et à graines.   
Cela vaut bien des titres nobiliaires !

Pelargonium_paniculatumpelargonium_hamatumPelargonium_denticulatum

Vous trouverez parfois accolé aux noms des plantes des Lettres Majuscules. La nomenclature de Linné ne donnant pas de description il fallait la retrouver dans des livres des botanistes qui les premiers les avaient faites. Ainsi DC indique De Candolle, L celui de Linné, Lindl celui de John Lindley, L'Herit. pour Charles Louis L'Heritier de Brutelle, Cav pour Antonio José Canavilles. Le reste de la liste vous le trouverez LA

La folie du "géranium" gagne l'Europe et les jardiniers amateurs (militaires compris) s'échangent des boutures malgré les guerres napoléoniennes et les blocus.
Le premier français Pelergomane fut Nicolas Lémon (1787-1837) qui apprit son métier de jardinier chez son oncle lui-même jardinier chez le Général Gouvion-Saint-Cyr au château de Malgrange près de Nancy. En 1815 il s'installa à son compte et s'établit près de la barrière de Belleville (Paris 20ème). En 1825 sa collection était déjà réputée mais il décidait d'en sélectionner qu'une cinquantaine qu'il devait croiser avec d'autres nouvelles souches venues d'Afrique du Sud. En 1835 ses sélections remplissaient une pleine page du "Bon Jardinier".
Il fut suivi par Pierre Chauvière (1799-1888) également horticulteur à Paris, à qui l'on doit le premier manuel de culture des Pélargoniums.
Vint ensuite Georges Bruant (1842-1912) qui en 1864 créait les pelargoniums à gros bois à grand développement et à grandes fleurs tels "Le Poitou", "Nuit poitevine", "Bruant", ou encore "Beauté Poitevine".

Il y eut tant de créations de variétés de pélargoniums que parfois seul un tout petit détail les distinguait.
En France ce fut le goût pour les fleurs doubles et les fleurs blanches qui transportait tous nos amateurs. En 1863 un horticulteur de Clermont-Ferrand expose "Gloire de Clermont" et déclenche une polémique car son plant a des fleurs presque doubles mais vertes.

Dans une ambiance survoltée avec accusation de vols d'étamines et de trafic de boutures, c'est finalement Victor Lemoine (1823-1911) horticulteur à Nancy qui battit tout le monde avec le premier pélargonium rouge à fleurs doubles "Gloire de Nancy".

Si la passion des pélargoniums s'est émoussée avec le temps il n'en reste pas moins que chaque printemps nous nous ruons toutes chez les pépiniéristes où l'étendue du choix est grande,
pour garnir nos balcons ou nos jardins de pélargoniums zonales, lierres, de fleuristes ou odorants.


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22 avril 2008

Anemone des bois (suite)

En effet Madame Mayeul and Co
c'est bien une Anemone Nemorosa L (L pour Linné) de la famille des Renoncules
nommée également Sylvie.
Je vois que je ne suis pas la seule à aimer la botanique !

Cette petite fleur referme ses sépales (et non pas ses pétales) dès qu'il fait humide pour bien mettre à l'abri son pollen. Mais attention cette charmante et frêle fleur très chargée en pollen est toxique comme toutes les anémones.

Sylvie_anemone_des_bois

Cette jolie fleur blanche parfois rosée sous les sépales que l'on trouve à l'état sauvage dans les sous bois anciens, fut l'objet d'une certaine vogue au XVI et XVII ème
les jardiniers anglais en cultivaient des formes pourpres, bleuâtre et blanches doubles.
Il fallut attendre le XIX ème pour qu'elle retrouve sa place lorsque l'hybrideur James Allen obtienne la forme bleue "Allenii".

anemone_nemorosa_allenii1

Posté par Maxence29 à 19:45 - Jardin - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Beauté fragile L'Anémone des bois

beaut__fragile

De beaux petits points blancs ça et là dans le jardin,
Cela me suffit,
C'est du soleil dans mon coeur.
Quelques plants récoltés sur le mont Mezenc
Et après des années voilà une belle touffe
Je vous présente l'Anémone des bois.

Posté par Maxence29 à 10:11 - Jardin - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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